Communiqué : Me Marie-Caude Landry présidente de la Commission canadienne des droits de la personne

 

Communiqué pour diffusion immédiate

Se tenir debout et donner une voix à ceux et celles qui n’en n’ont pas, le rôle de Me Marie-Claude Landry, présidente de la Commission des Droits de la personne du Canadaetinvitée de BPW-Montréal

Montréal, le 24 juin 2019  –  Se tenir debout et donner une voix à ceux et celles qui n’en n’ont pas est le rôle de Me Marie-Claude Landry, présidente de la Commission des Droits de la personne du Canada (CCDP). Me Landry a été l’invitée de  BPW-Montréal, lors d’un petit-déjeuner chez Morency Avocats, le 18 juin dernier. « Chaque individu a pleinement le droit de s’épanouir et de faire valoir son potentiel partout dans le monde et surtout au Canada qui est un pays riche. » a souligné la présidente.

Depuis son arrivée à la tête de de la CCDP, en 2015, Me Landry s’est aussi investi afin de bien comprendre les besoins des personnes vulnérables et faire la promotion des droits et libertés de chacun. Rappelons qu’au Canada nous sommes privilégiés car les droits de la personne sont protégés par des lois fédérales, provinciales et territoriales. La CCDP est un organisme indépendant qui protège le principe fondamental de l’égalité des chances et soutient la vision d’une société inclusive sans discrimination.

Connaître et raconter l’histoire au-delà de l’image projetée des personnes est le défi de cette femme exceptionnelle, engagée et déterminée. « Chaque personne a son histoire et avant de lui apposer une étiquette, il faut prendre le temps d’écouter et de discuter pour comprendre sa situation et la connaître » conseille Me Landry. « La reconnaissance d’un problème est le début de l’apprentissage afin de ne pas reproduire les erreurs du passé. » croit-elle.  Me Landry constate que les jeunes canadiens croient qu’il n’y a pas de problème d’inclusion et ne se mobilisent pas sauf pour défendre l’environnement. Selon elle, il faut rapidement pour corriger le tir. C’est pourquoi, ce leader rencontre régulièrement les étudiants pour les mobiliser.

Avec un idéalisme inspirant, elle ajoute qu’un leadership avec des valeurs féminines est et sera essentiel à l’évolution de la société, son humanisation et sa santé à long terme. «  Les femmes doivent s’épauler » mentionne Me Landry avant de souligner «qu’aucun droit n’est acquis même au Canada ».

Avec intelligence, simplicité et humanisme elle a brossé un tableau inspirant de ses idéaux dont nous retenons ces messages porteurs. Avant tout, Me Landry encourage les gens de maintenir en tout temps une  discussion respectueuse grâce à laquelle, les canadiens pourrons progresser comme société et ce, malgré les divergences d’opinion.

Le principe fondamental de l’égalité et le droit de vivre sans discrimination est donc le principe même des droits de personne. Elle a d’ailleurs indiqué qu’il n’y a pas de hiérarchie dans les droits des personnes qui sont la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre, l’état matrimonial, la situation de famille, les caractéristiques génétiques, la déficience ou l’état de personne graciée

 

Me Marie-Claude Landry  a aussi mis en garde contre la montée des extrêmes de droite et de gauche et le vide qui peut se créer au centre bref, une polarisation. D’où l’importance d’aller au-delà d’une image. Il faut être ouvert, écouter et échanger pour comprendre l’histoire de chacun. À cet effet, elle déplore que les livres d’histoire canadiens ne nous ont pas instruits sur ce qui a été fait aux peuples autochtones pour les assimiler sur plusieurs générations. « Ces personnes ont été traumatisées » ajoute-t-elle « et il faut s’occuper aujourd’hui des impacts engendrés ».

« La rencontre avec Me Landry a été stimulante car elle est soucieuse de placer la personne au cœur de ses actions et capable de se tenir debout pour protéger les gens en situation de vulnérabilité en travaillant avec les communautés de toutes les régions du Canada dans un esprit d’engagement et de collaboration. » de conclure Christine Poulin, présidente de BPW-Montréal.

 

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* Business Professional Women (BPW) est une ONG internationale active depuis 1938 et qui regroupe 35 000 femmes professionnelles réparties dans 90 pays sur 5 continents. BPW travaille de concert avec les Nations Unies et est profondément engagé à aider les femmes à développer leur plein potentiel, à faire connaître leurs réalisations et à promouvoir des conditions de travail justes et équitables (https://www.bpw-international.org/).

 

Source : Wilda Solon, comité de direction BPW Montréal : 514  882-9494